mardi 29 novembre 2011








Demain, c'est le salon de Montreuil.
Alors ce matin, je me suis occupée de mes taches-cartes de visite.
Faites maison, alors elles seront 5. Par flemme.
À distribuer au compte-goutte donc.... Le risque étant d'hésiter à en donner, parce que, ok, il/elle est sympa mais, on sait pas, je peux rencontrer quelqu'un d'encore plus important dans une heure, ON SAIT JAMAIS CE QUE NOUS RÉSERVE LA VIE, et ce serait dommage d'avoir tout donné à BIP ou BERK et de ne plus en avoir pour WAOUH !!!
Peut-être aussi, que personne n'en demandera. Dans ce cas, je les mange lundi soir.


lundi 14 novembre 2011


monologue de (premier) salon


Un truc que je n'avais pas pigé en me lançant dans mon nouveau métier, c'est que, parfois, on est invité à des salons.
N'importe où en France (plus loin, ça me dérangerait pas, appel du pied) et plusieurs jours.
Alors, on anime des ateliers en classe, et puis on dédicace.
On rencontre des bibliothécaires, des instits, des enfants, des collègues.
Pour mon premier salon, à Saint-Laurent-du-Var, j'ai fait la bonne pioche.

Il pleuvait, mais j'ai vu la mer.

À l'école de la Gare, on a fait des chouettes strips absurdes et drôles de Jacotte (photos plus tard), on a réfléchi sur qui on était et sur qui on serait si on était de l'autre sexe (par exemple, moi, si j'étais un garçon, je m'appellerais Bob et je jouerais au foot comme un dieu et je ferais de la pâtisserie comme un malade).
J'ai bredouillé pas mal, répondu à côté, eu des blancs. Ils m'ont dit des trucs sensass, m'ont demandé ce que j'avais sur la tête et pourquoi (ben, des cheveux, courts, très, oui) et ont été parfaits d'imagination et de concentration.

J'ai découvert que j'aimais ça et que j'avais envie de recommencer. J'en étais pas sûre. Parce que ça n'a rien à voir avec ce que je fais au quotidien, et qu'on peut aimer dessiner ou écrire pour les enfants sans savoir comment leur parler en face. Les intéresser en tout cas.

C'était l'occasion aussi de rencontrer des collègues.
Forcément quand on boit le café ensemble, pas réveillés,le matin, qu'on se croise dans les couloirs de l'hôtel, qu'on mange ensemble, ça créée un lien. Pas énorme évidemment. Mais on a le temps de discuter. De rire sur du poulet-plastique par exemple. Et de trinquer à la compote le soir au bar de l'hôtel.
C'est comme une colo, un partage de moments avec des personnes qu'on connaissait pas, des parcours différents, des vies pas pareilles.

Et moi, j'aimais bien les colos.
Et puis, même si l'Atelier Virtuel marche du tonnerre, ça fait du bien ces discussions en vrai.
De confronter nos expériences, de potiner (savoir qui est con ou pas, c'est essentiel), de réaliser qu'on s'est fait avoir, d'ouvrir son horizon.

Depuis,
j'ai reçu ma trousse oubliée dans une classe,
j'ai lu deux bouquins de mon voisin de dédicace, Karim Ressouni-Demigneux (que je vous recommande FORTEMENT : Je ne pense qu'à ça et Je suis un gros menteur),
j'ai (re)lu des bouquins d'Agnès de Lestrade avec en tête sa coolitude fantaisiste (Mon coeur n'oublie jamais et Un indien dans mon jardin),
je ne me lasse pas de mater le travail de Lucile Placin,
et je regarde mes mails en espérant être de nouveau invitée.

Ha et je suis en train de monter mon dossier d'inscription à la Charte.



lundi 7 novembre 2011






Des recherches pour MICHELINE

J'ai oublié ma trousse dans une école de Saint-Laurent-Du-Var, pffffffff.
Mais tout était chouette là-bas.
Je ferai un petit debrief plus tard, là je vais acheter du matos. Et après, j'espère bien tomber sur un café accueillant pour réfléchir à des trucs.

Bye

jeudi 1 septembre 2011





ça parle de Mariette, de petit bois, de nuit, de rencontres, du spleen du dimanche soir, de rituels...
en gros.
c'est Xavier Collette qui illustre et c'est un livre-chocolat.
MIIIIIIIIAM !

Et ça sort le 8, pile quand je serai sous ma tente.

mercredi 24 août 2011


C'est l'histoire d'une ourse.


J'aimerais avoir des collègues.

Surtout le lundi matin, pour leur raconter mon week-end. Et me réjouir de voir que le mien était bien meilleur.
Boire un café avec eux, sucre, sans, long, court, non moi pas de caféine ça me rend fébrile, thé vert sinon rien, perrier j'ai mal au crâne.
Le breuvage important seulement pour le moment d'échange qu'il amène.
Ohhh mais t'as pas dormi toi ! F'sait trop chaud dans le métro... J'ai faim, t'aurais pas un granola. Mes chaussures me grattent. J'suis à la bourre, tellement. Tu savais que les maîtres nageurs étaient en grève aujourd'hui ?
Simplement parler, avant d'entamer la journée.
Les blagues qui fusent. Les idées qui se mélangent. Les conseils qui font du bien, mais comment t'a fait les pattes de ta vache on dirait qu'elle est polio... Nan mais vas-y, demande-leur 2500 euros putain.
Culpabiliser parce que le voisin bosse comme un acharné et du coup mettre les bouchées doubles, faire une pause avec toujours celui qui lance allez, on y retourne !
Et je parle même pas de l'apéro du soir, et de tout ce qu'on y apprend.

C'est pas le cas.
Mais ce qui est bien avec internet et ses mails, c'est qu'on peut en avoir, à la carte, quand on veut, avec la musique qu'on aime, et sans même se soucier de cet adorable bouton de fièvre qui pousse.



vendredi 29 juillet 2011




Mia, c'est ma grande soeur.

Mia, c'était ma grande soeur.


Brune, les yeux marrons, une cicatrice en zig-zag, un petit tatouage que je n'ai jamais vu et des grains de beauté.

Mia, elle a toujours eu tout en avance. L'appendicite, les seins et les garçons.


La mort aussi.


Alors moi, je ralentis le rythme. J'ai décidé que je garderai mes 11 ans pour toujours. C'est pas facile mais je m'accroche.




Des débuts d'histoire, j'en ai plein.

J'aimerais, un jour, que tout coule et au bout tenir un vrai truc. Un roman quoi. Bon, même petit. Mais avec un début, un milieu, une vraie fin. Des petits dessins aussi, quand même, à la plume, en noir & blanc. Dans ma tête, ça vaut le coup.

Ou alors une bande-dessinée. Tout en couleur et en drôlerie. Un truc déjanté et plein d'esprit, le trait libre et 1000 personnages qui se croisent. Une grosse fiesta quoi.

Ou bien un album, minuscule, qu'on regarderait à la loupe. Très graphique, épuré, avec des animaux.


Mais je verrai ça demain.



jeudi 28 juillet 2011

jeudi 30 juin 2011







Mais comment font-ils ces gosses ???
Surtout en prendre de la graine...







No comment. C'est BEAU et puis voilà.
(par un mini-arpenteur de la fameuse librairie)


jeudi 23 juin 2011






// Pas d'embouteillage, circulation fluide, no stress entre mon lit et mon bureau. Ha ha j'ai échappé à l'heure de pointe du couloir.


mardi 31 mai 2011








Je peux, si je veux, faire boire jusqu'à l'ivresse un innocent petit ourson.
C'est cool le pouvoir, vraiment

lundi 30 mai 2011









Des recherches de poulpe, un vieux projet qui traîne dans un carnet.
Je range mon bureau en attendant des validations de crayonnés.



vendredi 27 mai 2011








J'ai réussi à mater Monsieur Blogspot, ça me rend super fière cette victoire.
Du coup, je vous montre mon dindon.

mardi 10 mai 2011


C'est l'histoire d'une truie.




C'est l'histoire d'une fille qui travaille chez elle.

Elle dessine toute la journée, parfois écrit. C'est son métier. N'ayons pas peur des mots, elle a quand même publié trois livres et fait deux cartes de voeux pour des entreprises économiquement valables.

Financièrement c'est pas le top. Avant c'était mieux, quand elle faisait autre chose. Mais c'est le prix de sa liberté. Et puis, les chaussures rouges en friperie c'est pas si cher, et puis y'a easyjet, qui rend les lubies quand même plus faciles.


Elle aime ses journées. Mais se dit que papoter autour d'un café le matin avec des collègues, ce ne serait pas de refus. Et médire aussi. Ca irait bien avec le café.


Elle ne sait jamais vraiment où caler la douche, et si elle n'attendait pas de courrier, elle pourrait rester aisément en mode streetwear de nuit le jour.


Quand elle commence à s'auto-plaindre, ou à s'énerver sur des détails graphiques de pacotille, l'alarme du bon sens se fait entendre. Après tout, ses responsabilités ne sont pas grandes. Elle dessine, c'est tout. Point d'autres vies engagées là-dedans. Son métier est léger.


Son seul véritable problème : c'est la pause déjeuner.

Parfois, SOUVENT, même faire un sandwich est une épreuve trop grande.


Alors elle attend, à sa table de travail. Elle repousse.

Forcément, sa concentration est en baisse et elle peut même envoyer des mails désagréables. Pendant des minutes ou des heures.


Et puis, BOUM, ça tombe. Elle ne peut plus attendre : MANGER MANGER MANGER devient sa seule obsession.

Elle se rue alors dans la cuisine, et d'un seul mouvement engouffre tout ce qui se trouve à portée de bouche. Peu importe ce qui finit en elle, il faut juste se remplir.


Comme une truie.


Enfin, la rage passée, le visage encore maculé de miettes ou de sauce, elle se fait un café.

Qu'elle verse dans une si jolie tasse.

Et déguste délicatement un carré de chocolat.

Comme si de rien n'était.

Comme si elle acceptait cet animal en elle.


La truie, c'est son secret.

Personne, le soir venu, ne le connaît.