lundi 14 novembre 2011


monologue de (premier) salon


Un truc que je n'avais pas pigé en me lançant dans mon nouveau métier, c'est que, parfois, on est invité à des salons.
N'importe où en France (plus loin, ça me dérangerait pas, appel du pied) et plusieurs jours.
Alors, on anime des ateliers en classe, et puis on dédicace.
On rencontre des bibliothécaires, des instits, des enfants, des collègues.
Pour mon premier salon, à Saint-Laurent-du-Var, j'ai fait la bonne pioche.

Il pleuvait, mais j'ai vu la mer.

À l'école de la Gare, on a fait des chouettes strips absurdes et drôles de Jacotte (photos plus tard), on a réfléchi sur qui on était et sur qui on serait si on était de l'autre sexe (par exemple, moi, si j'étais un garçon, je m'appellerais Bob et je jouerais au foot comme un dieu et je ferais de la pâtisserie comme un malade).
J'ai bredouillé pas mal, répondu à côté, eu des blancs. Ils m'ont dit des trucs sensass, m'ont demandé ce que j'avais sur la tête et pourquoi (ben, des cheveux, courts, très, oui) et ont été parfaits d'imagination et de concentration.

J'ai découvert que j'aimais ça et que j'avais envie de recommencer. J'en étais pas sûre. Parce que ça n'a rien à voir avec ce que je fais au quotidien, et qu'on peut aimer dessiner ou écrire pour les enfants sans savoir comment leur parler en face. Les intéresser en tout cas.

C'était l'occasion aussi de rencontrer des collègues.
Forcément quand on boit le café ensemble, pas réveillés,le matin, qu'on se croise dans les couloirs de l'hôtel, qu'on mange ensemble, ça créée un lien. Pas énorme évidemment. Mais on a le temps de discuter. De rire sur du poulet-plastique par exemple. Et de trinquer à la compote le soir au bar de l'hôtel.
C'est comme une colo, un partage de moments avec des personnes qu'on connaissait pas, des parcours différents, des vies pas pareilles.

Et moi, j'aimais bien les colos.
Et puis, même si l'Atelier Virtuel marche du tonnerre, ça fait du bien ces discussions en vrai.
De confronter nos expériences, de potiner (savoir qui est con ou pas, c'est essentiel), de réaliser qu'on s'est fait avoir, d'ouvrir son horizon.

Depuis,
j'ai reçu ma trousse oubliée dans une classe,
j'ai lu deux bouquins de mon voisin de dédicace, Karim Ressouni-Demigneux (que je vous recommande FORTEMENT : Je ne pense qu'à ça et Je suis un gros menteur),
j'ai (re)lu des bouquins d'Agnès de Lestrade avec en tête sa coolitude fantaisiste (Mon coeur n'oublie jamais et Un indien dans mon jardin),
je ne me lasse pas de mater le travail de Lucile Placin,
et je regarde mes mails en espérant être de nouveau invitée.

Ha et je suis en train de monter mon dossier d'inscription à la Charte.



6 commentaires:

gwendoulash a dit…

ça a quel gout le poulet plastique ?

tu jouerais au foot ? AU FOOT ? t'es sûre ?

estelle* a dit…

ouep au foot, sûre de sûre (je confonds pas hein)
et le poulet-plastique, j'ai pas goûté, mais là aussi je suis sûre : C'EST PAS BON

Hajnalka Cserháti, Ojni a dit…

Bob, le con principal! :P :D

Sardine a dit…

C'est drôlement chouette quand tu sors de ta grotte...

Mais sinon, t'étais venue SANS ta pomme de pin??? Trop déçue!

// a dit…

Comme c'était bien! C'est touchant ce joli monologue:) Et la dernière soirée...tu as raté une vraie viande dans un endroit chaud! Vive Weight Watchers ***

estelle* a dit…

sardine : pas pratique quand même hein.... ha mais j'aime aussi la retrouver ! (ma grotte)
lucile : oh merci lucile ! et merde, ne JAMAIS partir avant les autres en fait, on loupe TOUJOURS des trucs